Propositions pour le Smictom

Alors que le Pays de Fougères multiplie les efforts en matière de tri des déchets, il faut rappeler que toutes les communes bretonnes ne sont pas soumises aux mêmes restrictions ni aux mêmes tarifs. Par exemple, le syndicat Valcobreizh applique un tarif de 268 euros pour trois occupants et plus, contre 347 euros chez nous.

Contrairement à ce qui est souvent avancé, le mode de collecte des déchets n’est pas une obligation. Cela a été confirmé par une réponse du gouvernement à une question au Sénat le 21 octobre 2021. https://www.senat.fr/questions/base/2021/qSEQ21101874S.html#:~:text=La%20redevance%20incitative%20vise%20%C3%A0%20r%C3%A9duire%20le%20volume%20des%20d%C3%A9chets,la%20situation%20de%20certains%20redevables.

Il s’agit donc bien d’un choix politique, et non d’une contrainte réglementaire imposée aux collectivités.

Être gestionnaire, c’est gérer ses investissements dans la durée. Il faut anticiper les coûts et optimiser les choix budgétaires pour éviter des hausses injustifiées.

Quand j’évoque une gestion de gauche et écologiste irresponsable, c’est parce qu’elle repose systématiquement sur des mesures imposées et punitives. Je défends au contraire une écologie fondée sur la liberté et la responsabilité.

Cela signifie offrir aux citoyens le choix afin qu’ils puissent adapter leur mode de collecte et leur facturation à leurs besoins réels, et ainsi alléger leur facture. Je propose un système plus souple, avec trois formules au choix :

  • Un abonnement standard avec une collecte régulière.
  • Une formule économique, avec une fréquence réduite et une facturation ajustée au volume des déchets produits.
  • Un forfait à la carte, où les habitants choisissent en fonction de leur déchêts.

Cette solution est maintenant possible grâce aux nouveaux bacs avec des codes-barres.

Au niveau national, il est urgent d’agir sur la fiscalité qui pèse sur la gestion des déchets. La hausse de la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP), votée en 2019, contribue directement à l’augmentation des coûts pour les habitants. Thierry Benoit, député de la circonscription, doit demander une révision de la TGAP pour qu’elle vise réellement les pollueurs et non les ménages.

Des choix responsables et concertés sont possibles pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens tout en garantissant une politique environnementale cohérente et efficace. C’est pourquoi, face aux décisions prises et à l’inaction de la direction du SMICTOM, j’ai demandé un moratoire jusqu’aux élections municipales de 2026 et la démission de Serge Boudet.