Non aux Fermetures des classes sans l’avis du Maire
Monsieur le Député,
Je me permets de vous interpeller au sujet des fermetures de classes et d’écoles qui touchent de plus en plus durement les communes rurales de notre territoire, notamment au sein de la 6ᵉ circonscription d’Ille-et-Vilaine.
La dernière en date est à Roz sur Couesnon, ma commune natale.
Ces décisions, prises dans le cadre de la carte scolaire, suscitent une incompréhension grandissante chez les élus locaux comme chez les habitants. Elles reposent bien souvent sur des critères strictement comptables, sans considération suffisante pour les réalités de terrain, qu’il s’agisse de l’évolution démographique, des projets de développement, des contraintes de mobilité ou encore du rôle structurant de l’école dans la vie communale.
L’école constitue en effet un pilier essentiel de nos communes rurales. Sa fermeture entraîne des conséquences profondes et durables, avec l’allongement des trajets pour les enfants, la perte d’attractivité pour les jeunes familles, la fragilisation du tissu social et, à terme, un risque de dévitalisation.
À ce jour, aucune disposition législative n’a consacré un véritable pouvoir décisionnel des maires en matière de fermeture de classes. Le sujet demeure donc pleinement ouvert à l’initiative parlementaire.
Il apparaît indispensable de rééquilibrer les responsabilités entre l’État et les collectivités locales. C’est pourquoi je souhaite vous soumettre une proposition claire, instaurer un droit de véto du maire pour toute décision de fermeture de classe ou d’école sur sa commune.
Une telle mesure permettrait de reconnaître pleinement la légitimité des élus de proximité, d’intégrer les spécificités locales dans la prise de décision, de renforcer le dialogue entre l’Éducation nationale et les collectivités et de protéger durablement l’équilibre de nos territoires ruraux.
Plusieurs initiatives parlementaires ont déjà esquissé cette orientation sans toutefois aboutir à une consécration législative effective. Il vous appartient aujourd’hui, en tant que député, de vous saisir pleinement de cette question.
Aussi, je vous invite respectueusement à prendre position sur ce sujet et à envisager le dépôt ou le soutien d’une proposition de loi instaurant ce droit de véto des maires.
Je me tiens naturellement à votre disposition pour échanger avec vous sur les situations concrètes rencontrées dans nos communes.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma considération distinguée.
Cordialement
Tangi MARION
07 81 70 75 92


